Vendredi 9 décembre 2011 5 09 /12 /Déc /2011 23:07

ATELIER des  2 A

Art et Aventure

9, rue de Moyenfaing 88160 RAMONCHAMP

tél : 06 37 78 77 75

annie@tremsal-garillon.com

 

Lundi 9 janvier 2012 :

Point-ligne-plan :

A partir d’une image que je vous fournirai, la reprendre selon votre sensibilité :

Prenez un support de votre choix mais dans une dimension proche de

80x100 : bois (médium) – toile – carton entoilé – etc.

Vous marouflerez le support et pour cela, en plus de ce que vous trouverez à l’atelier, apportez ce qui vous semble utile pour vous : tissu, papiers divers, textes, dessin (de vous au autre) kraft, photos (de vous au autre) etc.

Matériel :

vos peintures acrylique ou huile, et tout votre petit matériel

colle blanche pour papiers peints muraux lourds

carte bancaire usagée pour le marouflage

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Lundi 6 février 2012 :

La couleur comme élément essentiel de l’œuvre :

La couleur chez l’enfant est intuitive. Il nous faut la réapprendre si nous voulons en faire un moyen d’expression. Nous ferons des expériences de couleur

Matériel :

Plusieurs supports divers : médium ou cartons entoilés par exemple – format 30x40

Votre peinture et matériel habituel.

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Lundi 12 mars 2012 :

Transposition d’une œuvre :

« Guernica » est l’une des œuvres essentielle de Picasso.

Nous nous approprierons cette œuvre afin de l’exprimer à nouveau dans un langage décalé, libre personnel et contemporain.

Matériel :

Un châssis format 40 paysage : 100x73

Votre matériel habituel.

_____________________________________________________________________________________________

 

Prévoyez des feuilles de papier dessin pour chaque séance au format 50x65

 

ATELIER D’ACCOMPAGNEMENT :

Mardi 10 janvier, mardi 7 février, mardi 13 mars.

 

Art Basel aura lieu du 14 au 17 juin 2012-  je vous propose d’y aller jeudi 14 juin ou vendredi 15 juin (ou les deux jours : à voir ensemble) réservez dès à présent ces dates.

 

Par annie Tremsal-Garillon
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Mardi 5 juillet 2011 2 05 /07 /Juil /2011 23:24

Les voix au lointain

S’étirent, s’entremêlent

Et se prolongent

L’espace prend le relief

D’un plein chant

terre et ciel

 

Que m’autorise la toile qui me fait face.

Regard singulier qui n’est ni moi

Ni celui des autres

Regard qui n’est ni l’un ni l’autre

Regard d’un ailleurs à la fois lointain et

Si proche au centre de soi

Réveiller ce regard, l’ouvrir à l’acte de peindre

Celui du geste qui le conduit

Vers un indicible ailleurs

A la foi nouveau et de tout temps

Ainsi  se montre l’accompli.

oeuvre annie mai 10 156 recadrée

 

Par annie Tremsal-Garillon
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Mardi 5 juillet 2011 2 05 /07 /Juil /2011 23:12

30-errances utiles     

 39- au bout du doigt          40-1-suspends le temps     

Par annie Tremsal-Garillon
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Vendredi 10 juin 2011 5 10 /06 /Juin /2011 13:54

la station de ski de Ventron sera réservée entièrement aux femmes, qui exposeront leur savoir le dimanche 19 juin.

cette journée sera placée sous le signe de la solidarité en faveur des jeunes filles du Cambodge afin qu'elles puissent accéder au savoir et se défendre contre les mariages forcés, les crimes et la prostitution.

Mathilde Garillon, violoncelliste et Cécile Antoine, pianiste interpréteront des oeuvres de Camille St Saëns et de Paganini à 15 h et à 17 h.

Annie Tremsal Garillon y exposera quelques oeuvres récentes et proposera une 'installation plastique" dans le site de la chapelle en lien avec l'ermitage.

Dans la joie nous vous y attendons.

Par annie Tremsal-Garillon
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Vendredi 22 avril 2011 5 22 /04 /Avr /2011 10:51

 Le texte qui suit, présenté lors de ma dernière exposition personnelle "l'étreinte du temps" à la Douera à nancy, s'est écrit peu à peu durant le long travail d'atelier qui a précédé.

vous avez été nombreux à me le demander. je vous le livre comme une sorte de clé de lecture sensible de ce qui soutient l'émergeance de l'image dans la solitude de l'atelier de l'artiste.

Une sorte de murmure intérieur accompagnant le travail du geste qui fait l'image.

 L’étreinte du temps

   « Paroles intimes »

 

Aucune certitude,

Que quelques tentatives fébriles pour  dire

Avec une extrême simplicité,

L’indicible qui nous traverse

D’une manière fulgurante et fugitive

 

 Le trait traverse l’espace,

Opère des rencontres

Capture de l’instant et du geste

Les nuits et les jours s’attirent

Et ouvrent l’instant à la plénitude

 

 Accueillir les silences

Souffles vitaux

D’un lieu inanimé

 

Les voix au lointain

S’étirent, s’entremêlent

Et se prolongent

L’espace prend le relief

D’un plein chant

 

Je me retire sur la pointe de mes pas,

Habitée de l’écho qui se prolonge.

 

 « Je est un voyage »

 

 L’existence s’épouse

Se traverse

De portes en portes

De terres en ciels

 

Aller vers soi

Aller au bout de soi

Vouloir aller au bout de soi

De risques en épreuves

Dans un élan créateur

Taraudée par la nécessité

De dire ce qui ne se dit pas

 

 

Ne pas aller contre mais au-delà

Tel est le geste libérateur

Ne plus regarder dans le regard des autres

S’ouvrir à celui, singulier

Que je m’autorise

 

 Que m’autorise la toile qui me fait face.

Regard singulier qui n’est ni moi

Ni celui des autres

Regard qui n’est ni l’un ni l’autre

Regard d’un ailleurs à la fois lointain et

Si proche au centre de soi

Réveiller ce regard, l’ouvrir à l’acte de peindre

Celui du geste qui le conduit

Vers un indicible ailleurs

A la foi nouveau et de tout temps

Ainsi  se montre l’accompli.

 

 L’unique en soi

Rejoint l’unique de l’instant

Comme un accord parfait

D’où monte le chant

A celui qui sait entendre

 

Tous les dualismes ici sont inexistants

La pensée interroge la vie

Le geste incarne l’instant

La vie et l’esprit

S’intègrent l’un dans l’autre

S’accomplir, c’est accomplir au-delà de soi

 

 

Plonger dans l’océan du réel,

S’immerger de l’eau baptismale

De quoi suis-je porteuse

De quoi suis-je capable

Qu’ai-je à dire

Renoncer à son devenir

Afin de mieux être

 

 

 

Le devenir est le voyage du nomade

Se laisser emporter par la vie qui coule

Tel un fleuve dont la montagne

Regorge de son énergie

 

 Le chemin se fait et se défait

A chaque pas

Mon avancée sur la toile

M’oblige à cette exigence

 

Le chemin chemine pour lui-même

Et c’est cela le chemin

Le peintre advient à lui-même

A chaque geste du pinceau

C’est le chemin qui est l’essentiel

La toile existe à ce prix

Et c’est en devenant que je tente de devenir

Car s’accomplir

C’est très certainement se dépasser

 

 Entre Terre et Ciel

Un pont se tisse

Entre nuit et jour

Un accord s’installe

 

L’homme ne vaut pas en lui-même

Rivé dans son égo

Torturé par ses demandes insensées

Le peintre ne peut exister ainsi

La toile se refuse

Le geste fébrile et grossier

Tonitruant le trahit.

La volonté alors s’installe

Gouverne sans ménagement

 

 Le peintre est autorisé dans son dépassement

Aller vers cet inconnu,

Lieu mystérieux et sans attente

Vertigineux

Je tente de tisser des passerelles

Fragiles

Incertaines

Je tente le trait comme des fils suspendus

Rapprochant deux rives

Qui subtilement s’attirent

Funambule d’une expérience unique

Qui m’impose un lâcher prise

Un abandon total

A ce qui se chuchote

En ce lieu de la toile

A la foi limité et illimité

 

 Dépassée, je le suis totalement

Mais dans une indicible présence

Entre moi et absence de moi

Sensation étrange, unique

Où l’œuvre m’a pris la main

 

 Une œuvre terminée,

Et il faut déjà partir

Ne jamais s’installer

L’étape prochaine est déjà ailleurs

Et il me faut reprendre le chemin

Nomade je suis de tout temps

 

 Pas d’acquis, pas de certitude

Seuls des gestes nouveaux

Pour un instant nouveau

Une nouvelle toile m’impose

Son mystère

Une nouvelle passerelle à inventer,

A tisser

A tenter

S’ouvrir à elle

Tester l’équilibre

La sonorité

Tenter l’harmonie

Résister au désir

Celui de conduire en aveugle

Un chemin de connaissance

 

 

Tenter le re-jeu de ce que je connais

Ne mène nulle part

La toile résiste

L’errance s’installe

 

 Enfin se détacher de soi

Une pure nécessité

Le geste libre ne m’appartient pas

Il est de ceux qui se manifestent

Dans un véritable réflex de vie

M’ouvrir à l’instant

Le présent reprend ma main

La toile devient miroir

Je me dissous dans le présent,

Le présent vit seul

 

Tenter la résonnance

De ce qui se chuchote

A qui sait l’entendre

Intensité de l’instant

Et si la magie s’opère

L’inaccompli s’accomplit

 

 

N’être rien

En devenir perpétuel

La fixité vole en éclat

Une dynamique s’installe

Dans un flux perpétuel

 

Rien n’existe par soi

 Le passé cependant ne disparaît pas

Il est vivant dans le présent

Il porte le présent, le soutient

Rien ne s’efface à jamais

 

 

 Rien ne disparaît

Le moindre geste d’une œuvre accomplie

Revivra

Renaîtra dans l’œuvre présente

 

 Rien n’est insignifiant

Tout est signe

Au-delà des apparences,

Enfuis, impalpable

Le peintre en perçoit la trace

L’invite à la danse nouvelle

Une nouvelle œuvre peut alors naître à la lumière

Le processus d’apparaître

N’est qu’un mouvement ininterrompu

Afin que le réel s’accomplisse

 

 

Qu’est le réel

Dont la raison est impuissante à déceler

Si la raison produit des savoirs

Elle ne procède pas de l’écoute

Celle qui n’entend que le chant intérieur

Celle qui s’instruit du dedans

 

Chaque œuvre terminée

S’inscrit dans un passé toujours vivant

Elle est une trace du passé dans un eternel présent

Quitter la surface

Entrer dans l’épaisseur de l’instant

Se perdre dans le labyrinthe des lignes

Telle une rencontre possible

En communion avec soi

 

« L’océan ne se connaît qu’en y plongeant »

Du dehors nous ne voyons que vagues et écume

La peinture impose que le peintre s’y plonge.

Il n’y a cependant rien à vaincre

Et tout à vivre

Une quête plus qu’une conquête

L’eau du fleuve coule et rien ne l’arrête

L’océan final l’attend

 

Annie Tremsal Garillon

Mars 2011

    

Par annie Tremsal-Garillon
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